Killers of the Flower Moon

  • Canada La Note américaine (plus)
Bande-annonce 16

Résumés(1)

Au début du XXème siècle, le pétrole a apporté la fortune au peuple Osage qui, du jour au lendemain, est devenu l’un des plus riches du monde. La richesse de ces Amérindiens attire aussitôt la convoitise de Blancs peu recommandables qui intriguent, soutirent et volent autant d’argent Osage que possible avant de recourir au meurtre… (Paramount Pictures FR)

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Bande-annonce 16

Critiques (11)

Filmmaniak 

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français Un chant monumental et magistralement écrit, joué et réalisé sur le déclin de la société, qui plonge lentement et puissamment dans les ténèbres de l'histoire américaine controversée, en se concentrant sur l'essence du mal dans l'histoire des crimes cachés commis contre la population autochtone au nom de du désir de pouvoir et de richesse. Ce grand film se distingue par son ampleur, son échelle épique et son portrait précis des États-Unis, construit avec soin à partir d'un mélange de films de gangsters et de westerns, des genres américains fondés sur la problématique des comportements immoraux. ()

POMO 

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français Encore un film rétro de Scorsese parfaitement mis en scène, avec des anti-héros pourris jusqu’à la moelle par la corruption et le mensonge. Et la tragédie des victimes, filmée avec la distance émotionnelle typique du réalisateur. Sauf dans le cas personnage principal, une femme indienne dont l’élimination ne se résume pas à une scène de quelques secondes impliquant une balle dans la tête. Il faut aimer le style narratif percutant de Scorsese. Moi, j’ai toujours eu un peu de mal avec ça. Robert De Niro prend un plaisir royal à incarner à nouveau un parrain manipulateur, cette fois-ci sous les traits d’un oncle sympathique. DiCaprio s’amuse à décliner toutes ses marques de fabrique en tant qu’acteur dans le rôle d’un personnage idiot et déchiré, à la bouche tirée vers le bas. Et Brendan Fraser brille dans un tout petit rôle. Par son jeu minimaliste et son regard hypnotique, Lily Gladstone est fragile, résignée et confiante. La très grande longueur du film soutient la complexité absolue d’une intrigue aux proportions épiques, mais elle augmente aussi le nombre de personnages et des événements qui les entourent, parmi lesquels j’étais déjà un peu perdu au moment du résumé final. Rythmiquement monotone, mais, grâce à une musique en pulsation constante, vivant et gradué de façon inquiétante, ce récit d’une injustice redoutable est revigoré par la survenue des agents d’un FBI à ses débuts, avec leur rigueur professionnelle. Les bandes de cinglés criminels de l’époque n’étaient pas habitués à de telles tactiques de maintien de l’ordre. Il y a une belle petite apparition surprise dans l’épilogue du film, monté avec solennité. C’est-à-dire, avec une solennité qui vise les nominations aux oscars. [Festival de Cannes] ()

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claudel 

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français Long, trop long, beaucoup trop long. Un élagage à 45-60 minutes n'aurait pas nui au film, certaines scènes auraient pu être évitées et l'histoire aurait gagné en dynamisme et en rythme. C'est une histoire triste et effrayante, certaines scènes m'ont fait mal à l'âme. Les performances des deux acteurs fétiches de Scorsese sont indiscutables ; Lily Gladstone, inconnue au bataillon, m'a également surpris. John Lithgow et Brendan Fraser, en revanche, auraient pu avoir un peu plus de place, ils l'auraient alors pleinement exploitée. Chapeau bas pour la musique dramatique qui soutient l'ensemble. ()

Lima 

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anglais Here, more than with other films, you realize that even great filmmakers should have a producer's oversight, someone to tell them that such monstrous running time is untenable. Martin Scorsese's seminal works always flirted with three hours, but they had incredible pacing and were watchable in one breath. Here, I was hooked only with the arrival of the investigators and the final catharsis, which was powerful, so it took like two horus for things to get going, and I write this as someone who likes slow films and their gradual introduction to the plot. Nasty things happen, but I felt almost no tension and the bland monotone music didn't help. And someone should tell Leonardo DiCaprio that constantly crabbing his mouth into an inverted U is not a sign of good acting. So aside from the traditionally reliable Robert De Niro, I was only impressed with Lily Gladstone. Her quiet strength, soulful expression and engaging minimalist acting was something to behold. I wouldn't hesitate to call her the heart of the whole film, the one element of goodness in the human filth around her. I'm glad to see that similar artistically ambitious films are still being made in these bastardised, tik-tok times, but I'm afraid Marty won't be expanding his Oscar collection this time around. ()

Matty 

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anglais Martin Scorsese and Eric Roth have taken a muddled, mediocre book and turned it into a great American novel in film form. Killers of the Flower Moon is a monumental, multi-voiced and timeless chronicle of the fall of a community whose lust for wealth is stronger than love, even though its members are aware that they are preparing the next generation for the future through their own behaviour. The film is dark and slow and feels longer than The Irishman, for example, but that length is justified, as it makes it possible for us to gradually get into that community and see at first hand how greed and cynicism gradually and inevitably spread to the country, become entrenched and consume the characters. Throughout the film, we find ourselves in close proximity to a confident and seemingly all-powerful, yet essentially banal and sometimes comically obtuse evil whose proper punishment seems rather unlikely, which is exactly as frustrating and exhausting as Scorsese most likely intended it to be. By comparison, the voice of goodness is weakened by sickness and the “medicine” administered, and it is limited to naming the one who died (which is something of a Scorsese trademark). Despite that – and thanks to the dignity that Lily Gladstone radiates – it has a central, evidentiary role in the narrative. Killers is primarily an indictment of the murderers whose existence should ideally have been erased from American history (because many still profit from their crimes to this day) and an emphatic demand to give back a sense of humanity to those whose lives were reduced to a few thousand dollars decades ago; the director’s closing cameo leaves us in no doubt about this. ___ Scorsese directs his lament with the surehandedness of a master. This time, he economises on the spectacular dolly and Steadicam shots, instead relying on the actors and Thelma Schoonmaker’s feel for rhythm. As a message about the substance of American capitalism, his plunge into the darkness could eventually become an equally essential work as Giant (1956), Once Upon a Time in the West, The Godfather and There Will Be Blood. At the same time, the intense hopelessness and the atmosphere of irreversible decline reminded me of Tárr’s films. No, that won’t come easy in the cinemas for this proof that you can still make your magnum opus in your seventies. 90% ()

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